Et toi, tu pars
La nuit arrive
Avec tous ses ennuis
Parce que tu pars
En traînant tous mes rêves,
Souvenirs et espoirs
Errant jusqu’ici tant ravis
Et saisissant aussi
Mes plaisirs,
Hésitants et timides
Et mes désirs indécis
En effaçant l’envie de vivre
Noyant tout le coeur
Dans son propre encre
L’oeil
Distrait et sombre
Sa lueur se perdant
Dans l’horizon ocre
À l’oreille
Des voix sourdes du néant
De loin en loin
Un va et vient en échos
M’obsédant et collant à la peau
Mon coeur me parle tout bas
Battant tant ébahi
Susurrant son cantique
Dans l’ombre mystérieuse
Des tambours de l’amour déçu
Je finis sur l’échafaud
Dans un cauchemar tragique
Abstrait et noir
Le pas incertain
La gorge serrée
Les mains
Ne sachant où se poser
Sur le seuil
La porte entrebâillée
Je suis en deuil
Pour une âme déjà trépassée
Dans mon arbre de corps
Un soir de mai
Défeuillé, mort debout
Et je frémis encore
Tout comme une feuille
La nuit s’approchant à pas de loup
Avec tous ses ennuis
Parce que tu pars
En traînant tous mes rêves,
Souvenirs et espoirs
Errant jusqu’ici tant ravis
Et saisissant aussi
Mes plaisirs,
Hésitants et timides
Et mes désirs indécis
En effaçant l’envie de vivre
Noyant tout le coeur
Dans son propre encre
L’oeil
Distrait et sombre
Sa lueur se perdant
Dans l’horizon ocre
À l’oreille
Des voix sourdes du néant
De loin en loin
Un va et vient en échos
M’obsédant et collant à la peau
Mon coeur me parle tout bas
Battant tant ébahi
Susurrant son cantique
Dans l’ombre mystérieuse
Des tambours de l’amour déçu
Je finis sur l’échafaud
Dans un cauchemar tragique
Abstrait et noir
Le pas incertain
La gorge serrée
Les mains
Ne sachant où se poser
Sur le seuil
La porte entrebâillée
Je suis en deuil
Pour une âme déjà trépassée
Dans mon arbre de corps
Un soir de mai
Défeuillé, mort debout
Et je frémis encore
Tout comme une feuille
La nuit s’approchant à pas de loup
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