Amitié Fidèle
Parmi les doux transports d’une amitié fidèle, Je voyais près d’Iris couler mes heureux jours : Iris que j’aime encore, et que j’aimerai toujours, Brûlait des mêmes feux dont je brûlais pour elle : Quand, par l’ordre du ciel, une fièvre cruelle M’enleva cet objet de mes tendres amours ; Et, de tous mes plaisirs interrompant le cours, Me laissa de regrets une suite éternelle. Ah! qu’un si rude coup étonna mes esprits ! Que je versais de pleurs! que je poussais de cris ! De combien de douleurs ma douleur fut suivie ! Iris, tu fus alors moins à plaindre que moi : Et, bien qu’un triste sort t’ait fait perdre la vie, Hélas! en te perdant j’ai perdu plus que toi.
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